Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’électronique de bord (mais pas que)…

 

C’est à l’initiative de notre ami Didier Maitre qu’une vingtaine de personnes, dont dix adhérents de PTPR et huit de l’association Startigenn, s’étaient donné rendez-vous à 9 heures en ce samedi 29 mars à la Maison du Nautisme pour suivre la formation proposée par Julien Labit, technico-commercial de la société NAVICOM, spécialiste de l’électronique marine basée à Quimper (site internet : https://www.navicom.fr/)

Julien Labit et Didier Maitre
Julien Labit et Didier Maitre

Sous la surface de l’eau, comme si vous y étiez !


Après un rapide tour de table, Julien a souligné l’importance pour les plaisanciers de pouvoir bénéficier de la présence, à proximité, d’un spécialiste en électronique marine, notamment en terme de SAV. Précisons que NAVICOM commercialise, entre autres, les produits de la marque Humminbird.
Pour assurer ses démonstrations, Julien avait apporté deux combinés sondeur/traceur/lecteur de carte/GPS : l’un de la gamme Explorer et le plus récent, à écran tactile, l’APEX 13. L’ensemble était alimenté par une valise-batterie étanche au lithium LIFeP04 de marque BSR.

Face à un public concentré... comme un banc de sardines
Face à un public concentré... comme un banc de sardines

Manipulant ses appareils avec aisance, donnant même l’illusion de la facilité, il a passé en revue les multiples, voire pléthoriques, possibilités offertes à l’utilisateur : images en 2D, 3D, side imaging, down imaging et autres fonctions aux noms énigmatiques.
Tel un virtuose répétant ses gammes sur son clavier, Julien a fait défiler les différentes vues, déplacé le curseur, modifié les échelles et les gains de puissance, zoomé… Comme au foot, certaines actions auraient assurément mérité d’être passées en replay et au ralenti.


Concernant les différents types de sondes, qu’elles soient traversantes, collées ou fixées sur le tableau arrière, Julien a apporté des précisions fort utiles sur l’importance de leur positionnement sur la coque (inclinaison, distance par rapport à l’hélice, prise en compte de l’écoulement des flux).

C'est bien compris ?
C'est bien compris ?

Essentiel d’être bien au courant

 

En matière d’alimentation électrique, Julien a insisté sur l’importance de disposer d’une tension toujours supérieure à 12 volts pour une utilisation optimale des équipements et éviter les risques de détérioration liés à une tension trop faible. il a souligné la supériorité des batteries au lithium LIFeP04 par rapport aux autres technologies de batteries, à la fois en termes de sécurité (absence de risques d’explosion et d’incendie) et de longévité.

Toujours au chapitre électrique, Julien a également donné de précieux conseils sur la préservation de la qualité des connections par l’application de graisse silicone neutre, le respect des sections et longueurs des câbles, ainsi que leurs emplacements (séparation des câbles de sonde et des différents câbles d’alimentation).

Les nouveautés de la Division 240

 

Pour conclure l’exposé de la matinée, Julien a délivré des informations très utiles sur d’autres points importants en matière d’entretien et de sécurité, liés notamment aux nouvelles réglementations de la fameuse Division 240.

Au chapitre communication et prévention des abordages en mer, il a évoqué l’obligation de veille sur le canal 16 de la VHF soulignant au passage l’importance des connections et la hauteur des antennes.
Concernant le dispositif coupe-circuit des moteurs hors-bord, Julien a présenté le bracelet sans fil intégrant le système « homme à la mer ».

Il a enfin évoqué les aménagements relatifs à l’adaptation des équipements individuels de flottabilité (VFI) ainsi que l’obligation de disposer d’un compas de route de classe A ou B, compensé et disposant d’un éclairage.

Après l’effort, le réconfort

 

À 12h30, un partage en commun d’un bon casse-croûte proposé par Didier est venu opportunément apporter un regain d’énergie aux cerveaux des participants victimes de surchauffe. On n’insistera jamais assez sur l’importance d’une bonne alimentation pour prévenir les courts-circuits !

Place aux travaux pratiques

 

Pas le temps pour une sieste réparatrice. Julien avait donné rendez-vous à 13h30 sur le ponton J aux volontaires pour une démonstration de matériel à bord de son semi-rigide équipé d’un moteur hors-bord de 250 CV et d’un moteur électrique de marque Minn Kota.

Prêts à embarquer
Prêts à embarquer

Se relayant par groupes de 5, les participants ont pu observer en « direct-live » les notions abordées le matin-même. Ils se sont en particulier familiarisés avec la vue side imaging qui offre une précision assez bluffante du relief sous-marin de chaque côté du bateau.

C'est parti !
C'est parti !

Ils ont également été impressionnés par l’innovante manœuvrabilité du moteur Minn Kota et ses multiples fonctions : auto pilote, ancrage virtuel face au vent et courant, programmation d’une dérive, conservation du cap et de la vitesse souhaitée). Le tout en silence !

À l'avant, le fameux moteur électrique
À l'avant, le fameux moteur électrique

Route terre


Après avoir exploré en détail les fonds et les reliefs du chenal, le dernier équipage a accosté à 16 heures, visiblement séduit par la démonstration.
Nous remercions très chaleureusement Julien pour son dynamisme, sa disponibilité et son enthousiasme.

Et n’oublions pas, bien évidemment, notre ami Didier à l’origine de cette belle initiative, utile et très instructive.


Enfin, pour ceux qui on été convaincus de l’efficacité de ces équipements électroniques et qui ont pu prendre conscience de la vétusté de leur équipement embarqué, Véronique Mens du shipchandler AD Nautic de Tréboul présentera une proposition commerciale.

Navicom : c'est écrit dessus !
Navicom : c'est écrit dessus !